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Un des événements marquants de la fin d’année 2014 : Ubiflow a envoyé sa Responsable Marketing Produits à New-York à la conférence Street Fight, pour mieux comprendre les tendances du “local”, pour vous proposer et vous décrire les meilleures outils pour votre référencement local et encore mieux communiquer avec vos clients.

Dans cet article, nous souhaitons vous présenter les technologies d’aujourd’hui dans l’économie locale de demain, ou comment l’économie numérique globale est en train de muer vers des économies locales ET connectées.

David Ramadge, Directeur des partenariats PME chez eBay, débute sa présentation en citant son pays d’origine, l’Australie, pour démontrer que, où que l’on soit, indépendamment du continent ou du fuseau horaire, les histoires se ressemblent, en terme d’expérience locale.

Il part de l’exemple d’un ami de son père, Barry, vendeur en électronique, on se trouve donc au niveau le plus local du commerce. A partir de là se succèdent différents niveaux de services, niveaux les uns au-dessus des autres pour arriver à ce que la technologie d’aujourd’hui peut offrir de mieux aux acteurs locaux du commerce. Barry revend ses produits à un revendeur, en ville, plus gros que lui, qui revend à un revendeur encore plus important, un grand magasin avec plusieurs rayons voire plusieurs étages. La technologie est en route.

Ce sur quoi David Ramadge attire l’attention est que c’est très intéressant de voir comment ce développement technologique, des logiciels en particulier, en sont venus à influencer l’économie locale.

Un petit regard en arrière, vers le passé pas si lointain, nous mène vers l’origine de ce que l’économie locale est aujourd’hui : l’agriculture. Les premières cultures, les premiers villages créés aux alentours des cultures sont les prémices des communautés et d’un sentiment local. Et puis de meilleurs outils ont été inventés, des outils plus performants, pour contribuer à une production plus efficace. Au fil de l’eau, ces communautés ont grandi, et il a fallu améliorer les moyens de communication au sein des communautés. Les améliorations dans la productions sont allées de plus en plus vite, etc… Et « quel en est le point final ? » demande David Ramadge à l’assemblée. Il surprend tout le monde en déclamant « The Cheesburger ». Le cheesburger !! L’aliment le moins cher des États-Unis par rapport à son poids. De toutes ces technologies modernes d’agriculture, développées au fil des années voire des siècles, en est sorti un aliment pour le moins très uniformisé. Les technologies de pointe sont selon David Ramadge synonymes d’uniformité. Quasiment une leçon de vie donnée en une dizaine de minutes.

 

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Qu’est-ce qui va rendre le local si local ?

Dans un premier temps, d’après David Ramadge, la tendance va changer, grâce à une « ré-humanisation » des technologies, ce qui mènera au retail de demain : les consommateurs vont utiliser les outils de l’internet pour les aider à prendre des décisions d’achat alors qu’ils seront dans le magasin même, ou l’inverse, c’est-à-dire faire des recherches sur les produits en magasin pour les acheter en ligne.

Quelques chiffres : aux États-Unis, 75% des dépenses effectuées le sont à moins de 15 miles (25 kilomètres) du domicile. 10% des dépenses sont effectuées en ligne. Parce que, finalement, qu’est-ce que les gens adorent faire, si ce n’est du shopping, se promener dans un magasin et voir les vendeurs en personne ? La tendance est même à ce que le consommateur visite un magasin et reçoive sa commande directement chez lui dans les jours qui suivent. BestBuy, magasin d’électronique à envergure nationale aux États-Unis (un peu plus de 1000 points de vente), a bien compris cette demande, et il est aujourd’hui possible de se faire livrer depuis chacun des points de vente. L’expression donnée à cette tendance est la « consumer-facing technology », ou le moyen de promettre à ses clients un service plus rapide et plus efficace en utilisant les dernières technologies en date.

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Le commerce en ligne ne va bien sûr pas disparaître. Il va muer. Le nouveau commerce, le retail de demain, fera cohabiter les deux commerces qui dominent aujourd’hui, « the best of both worlds » : le commerce en ligne et le commerce de proximité. Une expérience a été menée dans Manhattan : un magasin grandeur nature a affiché pendant quelques semaines un grand écran interactif, sans qu’il soit possible d’y entrer physiquement, l’écran étant la seule « porte d’entrée ». Connecté aux technologies Microsoft Connect, il a été possible de calculer le nombre de personnes passant devant le magasin (en langage Internet les « impressions »), le nombre de personnes qui se sont arrêtées devant le magasin (les « qualified impressions »), le nombre de personnes qui ont cliqué et navigué sur l’écran (les « clics ») et enfin le nombre de personnes qui ont validé un achat via l’écran (les « conversions »). C’est par cette anecdote que David Ramadge souhaite nous faire comprendre que les meilleures technologies vont être utiles au retail de demain, que les statistiques jusqu’alors réservées à l’Internet pourront trouver leur place dans différents points de vente.

En faisant cohabiter des données orientées technos avec des connaissances locales, au même titre que Barry, en Australie, sait combien il est délicat de stocker des biens électroniques lorsqu’on habite à proximité de la mer, à cause du sable et du vent, les technologies de pointe liées au commerce local vont prendre tout leur sens. David Ramadge admet également que la compréhension du marché local passe par la confiance et d’ailleurs, il conclut sa présentation sur cette phrase « If you recreate the trust that exists in the real world, then you’ll nail the user experience. »

 

 

Un commentaire pour “La compréhension du marché local passe par la confiance”

  • […] Dans un premier temps, d’après David Ramadge, la tendance va changer, grâce à une « ré-humanisation » des technologies, ce qui mènera au retail de demain : les consommateurs vont utiliser les outils de l’internet pour les aider à prendre des décisions d’achat alors qu’ils seront dans le magasin même, ou l’inverse, c’est-à-dire faire des recherches sur les produits en magasin pour les acheter en ligne. Quelques chiffres : aux États-Unis, 75% des dépenses effectuées le sont à moins de 15 miles (25 kilomètres) du domicile. 10% des dépenses sont effectuées en ligne. Parce que, finalement, qu’est-ce que les gens adorent faire, si ce n’est du shopping, se promener dans un magasin et voir les vendeurs en personne ?  […]

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